samedi 07 décembre 2019

Historique de la commune de Chirassimont

La plus ancienne trace de la présence de notre village se trouve en 1203 dans "Ecclésia de Chazal Symont" (Charte du Forez n°605).

Un document de 1271 atteste d'un prieuré, dépendant  du Couvent St Irénée de Lyon, à Chazal Symont. Ce nom est confirmé dans un testament de Jehan de Lorgue de 1315.

L'ancienne église du 13ème et 14ème siècle était fortifiée et servait aux habitants de lieu de repli et de défense. 

Eglise Notre Dame (photo prise en 1888)

eglise2

La croix située au premier plan est de 1848, conservée en partie sur la place actuelle

 Eléments intégrés entre la mairie actuelle et l'église

         porte                       colonne mur

haut colonne   figurine mur

Plan cadastral 1832

Fortification 

La Route Romaine, Royale puis Impériale traverse la commune. De nombreux écrits évoquent les rois et personnalités qui sont passés au cours des siècles sur cet axe principal, reliant Paris au Sud de la France, et deviendra, plus tard la Nationale 7. Tous les récits signalent un passage difficile entre « St Safournin et Tarare ». L’Association « Les Chemins du Passé » travaille depuis plus d’un demi-siècle et a rassemblé des archives exceptionnelles. Le Hameau de Machézal très concerné par cet axe de circulation a une Paroisse indépendante et deviendra commune en 1846. Le recensement du 30 juin 1846, avant la création de la commune de Machézal, indique 2 288 habitants.

La tour de Vareilles

Issue d'un ancien château féodal du début du Moyen-Age détruit vers la fin du 16ème siècle.

tour vareilles

La Chapelle Notre Dame de Pitié

Construite en 1827, elle est inaugurée en 1928 à l'initiative du curé Jean Cote, vicaire. Elle abrite l'ancien autel de l'église Notre Dame, et dans son cœur la piéta, sculptée par Etienne Goujat, vicaire de la paroisse et natif de Chirassimont.

Cette vierge a fait l'objet d'un pèlerinage important de 1847 jusqu'à la fin du XXème siècle.chapelle

 

 

 

 

 

  

Le tissage est vecteur de développement, depuis le 16ème siècle, on relève la présence de nombreux "Tixiers" qui s'est poursuivie jusqu'à nos jours.

La chronique Lyonnaise en 1610 parle des métiers installés dans les collines de Tarare où la main d’œuvre est moins chère. Le cadastre de 1791 fait état de 128 Cheneviers (champs de chanvre) sur la commune. Nos aïeux travaillaient avec cette plante « textile » qui était séchée et filée sur place. L’annuaire statistique du Département de la Loire de 1809 indique, concernant la filature du coton « Depuis 1786 la plus ancienne mécanique fut montée à Chirassimont ».

Si le recensement de 1846 indique 228 tisseurs celui de 1872 précise que 657 personnes travaillent dans le tissage. Une mutuelle d’entraide ouvrière est créée en 1853 par Joannès Delorme, c’est la deuxième dans le Département, elle reflète le dynamisme ouvrier à Chirassimont. Au milieu Du XXème siècle, le tissage mécanique est fleurissant et emploie plus de 200 personnes.

Ce recensement de 1872 indique par ailleurs que l’agriculture est importante avec 473 emplois. Il est à noter que la statistique décennale de 1892 fait état de 4 375 pieds de vigne et 8 viticulteurs exclusifs.

Dès 1821, l’abbé Côte ouvre une école qui est tenue par les religieuses St Joseph de Lyon.

Un hospice est créé en 1843 par l’Abbé Poyet qui paye la construction sur ces propres deniers et en fera don à la paroisse, c'est l'actuelle école maternelle.

hospice

En 1932, Chirassimont est l'un des premiers villages de la région à avoir eu l’eau « courante » dans les habitations, captée dans les bois de Valorges à Combassin.

Le 9 mai 1892 naît à Chirassimont le Géant Antonin Cros, il décède en 1914. Engagé dans un cirque, il sera connu dans la France entière où il présentera des nains "Les Colibris".

Antonin Cros

En 1919, un comité pour l’érection d’un monument à la mémoire des morts de la guerre s’est constitué, inauguré le 11 novembre 1920, il rappelle que 38 jeunes casamontois ont laissé leur vie pour la France.

L’Abbé Bonnefoy, curé de Chirassimont de 1925 à 1954, note ses entretiens avec les Anciens du village et constitue un travail d’historien pour notre commune.
Il crée le premier cinéma, projection à la salle d’œuvre (démolie dans les années 1970, située à la place des bâtiments de la société Fuyatier).

Avec sa connaissance du latin, l’Abbé Bonnefoy est celui qui nomme les habitants de Chirassimont :

« Les Casamontois »

Le Ca est antérieur à Cha, il a évolué du latin Casa vers Chira.

 

Éléments d'histoire rassemblés par Jean Paul JUSSELME

 

 

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